14 juin 2021
par Équipe des communications
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Marc St-Jacques : Transformer les défis en opportunités

En compagnie de Marc, notre V.-P aux ventes et transformation numérique, il y a un calme omniprésent, une oreille prête à écouter et de sages paroles pour nous faire avancer. Toujours prêt à aider, c’est sa maxime. En fait, le scout débrouillard et au service de la cause n’est jamais bien loin.

Durant l’entrevue, on découvre que Marc a beaucoup d’expérience humaine derrière la cravate. Comprendre la personne à qui il s’adresse, c’est dans sa nature. Vendeur de chaussures au La Baie du centre-ville de Montréal dès l’âge de 18 ans (rémunéré à 100% commission), disons qu’il a appris très tôt à aborder le public.

« Franchement, ça m’a formé. J’ai compris que je devais prendre soin des clients sinon je travaillais pour rien. »

Entretien avec ce communicateur naturel qui au fil des années a aidé des milliers de personnes et des centaines d’entreprises à accomplir leur transition vers le monde numérique.

Affronter les matins d’hiver

Les doigts congelés, le vent de janvier en plein visage, Marc connaît. Tout jeune, il livrait les journaux aux petites heures avant d’aller à l’école et même la fin de semaine.

Mais c’est surtout son expérience scoute qui a forgé son caractère. Engagé pendant plus de 23 ans dans le mouvement, il a connu tous les types d’intempéries. Bâtir un abri dans la neige? Pas un problème. Mener un groupe de jeunes dans la forêt boréale? « OK, on commence quand? » dirait-il.

« Ce que j’aime du scoutisme, c’est que peu importe les difficultés, tu apprends à vivre avec. Même si c’est inconfortable ou ardu, tu dois trouver un moyen de t’en sortir et de t’en sortir en groupe. »

Il est donc devenu, au fil de ses expériences de jeunesse, un homme à la fois fonceur et collaboratif. Ce n’est donc pas surprenant de voir que pendant son parcours, il s’est attaché au profil de l’underdog, celui qui préfère le statut de négligé pour sortir son épingle du jeu.

« Quand j’ai travaillé chez Reebok, comme représentant et formateur, Nike avait presque tout le marché. Mais j’ai accepté parce que j’aimais le défi. J’ai appris en cherchant et en apprenant sur leurs technologies. »

Alors quand Marc a commencé à travailler à vendre le logiciel Expert Estimateur chez Cossette, il était l’homme de la situation. Aux balbutiements du web, pendant qu’à peu près toutes les industries imprimaient sans lendemain, le logiciel qu’il devait vendre compétitionnait directement les catalogues papier. Disons que c’était un défi à sa hauteur.

« Quand on a fait migrer le catalogue d’une entreprise de pièces automobiles du papier vers le numérique, on a converti 60% des clients en 3 mois... En TI, c’est du jamais vu! »

La recette du succès de la signature numérique CertifiO

Lorsque Marc se joint à Notarius en 2009, ça fait déjà 11 ans qu’il travaille à faire voyager les entreprises du papier vers le monde électronique. Avec la signature numérique, il affronte alors un défi colossal – celui de convaincre un écosystème tout entier de changer ses pratiques. Les associations professionnelles, les firmes et les donneurs d’ouvrages devaient embarquer dans l’aventure. Comment s’y est-il pris et comment s’y prend-il encore?

« Disons qu’il faut avoir une imagination un peu tordue pour expliquer des produits de technologies de l’information comme la signature numérique. Parler des bénéfices, c’est une chose, mais il faut trouver la bonne histoire pour que ça résonne à la bonne personne selon son domaine d’expertise. »

Pour vous donner une idée, Marc compare souvent la signature numérique à une feuille de verre. En gros, lorsque quelqu’un signe numériquement un document, il lui appose une vitre. Ainsi, une fois signé, on pourra toujours voir le document original, mais on pourra aussi identifier les altérations effectuées qui se trouveront sur la vitre.

Avec cet exemple tout simple, Marc arrive à faire comprendre les mécanismes de protection de la signature numérique sans parler de cryptologie ou d’infrastructure à clé publique.

« Ce que j’aime le plus, c’est de m’asseoir avec les développeurs et comprendre comment les produits sont faits et pourquoi. Les signatures électroniques font partie d’un monde complexe qui peut être au service du public, mais encore faut-il qu’il soit compréhensible. »

Riche d’un baccalauréat en communication à Concordia, Marc a développé, au fil des conférences et des présentations, tout un éventail d’approches et de façon de présenter l’information. Rares sont ceux qui, comme lui, sont capables d’arrimer les connaissances techniques aux attentes du marché.

Par contre, il avoue que pour arriver à développer le marché de la signature numérique CertifiO, il a dû accomplir un long marathon, voire une traversée du désert.

« Des congrès avec des sandwichs en triangle, j’en ai fait. Des voyages à travers le Canada qui au départ semblaient n’avoir servi à rien aussi. Mais en voyant le nombre d’organisations qui nous rejoignent aujourd’hui, c’est rafraîchissant parce qu’après avoir passé 10 ans tout seul avec mon bâton… Ça fait du bien apprendre que j’avais raison! »

Imaginez-vous, pendant 10 ans, être convaincu que vos solutions peuvent aider la société, travailler sans relâche pour convaincre les organisations de les adopter et voir discrètement l’aiguille bouger année après année…

« Dans la solitude et les difficultés, on a toujours cru que ça allait marcher. On a toujours travaillé à influencer les différents joueurs de notre écosystème. C’était un gros casse-tête et comme quand tu fais un casse-tête, tu sais qu’un jour tu vas rattacher des parties ensemble. Il faut seulement être patient. »

Aujourd’hui, Notarius gère près de 50 000 identités numériques au Canada. C’est le plus gros joueur privé au pays. C’est plus que certaines importantes compagnies aérospatiales et beaucoup plus que bien des gouvernements.

« Quand on annonce qu’une nouvelle organisation ou un nouvel Ordre va émettre une signature numérique CertifiO, il y a souvent entre 2 ans et 10 ans de travail. Le plus gros défi, c’est d’être prêt lorsque les gens sont prêts à changer. »

Marc-Article

Agent du changement

« Vendre le changement, c’est ça qui m’allume. C’est beaucoup plus difficile à faire, mais c’est beaucoup plus humain et valorisant. Ça va au-delà de la vente. »

Épauler les personnes dans leur courbe d’apprentissage, c’est ce qui nourrit Marc au quotidien. En fait, le scout n’est jamais bien loin. Celui qui aime voir les jeunes s’affirmer et apprendre à se débrouiller est le même qui aime faciliter le travail des professionnels et des organisations. L’échelle est différente, mais la motivation est la même.

« Je serais incapable de vendre des produits de rechange. J’ai besoin de sentir que ce que je fais est au service des autres. »

Et chez Notarius, Marc considère qu’il a tous les atouts pour aider les industries clés de notre société à effectuer des métamorphoses efficaces et rigoureuses. Pour lui, les solutions de Notarius sont parmi les meilleures au Canada et en Amérique du Nord.

« Les outils de Notarius offrent une rigueur applicative qui est beaucoup plus solide que la majorité des autorités de certification. Le fait qu’on travaille avec près de 50 000 clients et que tout un écosystème fonctionne grâce à nos solutions, on se doit d’être irréprochable. Dans le monde, il y a une dizaine d’organisations qui a la même rigueur que Notarius. Ce n’est donc pas un hasard si on a un très haut taux de rétention! »

Après toutes ses années de travail, Marc voit que maintenant la signature numérique est devenue un rouage essentiel de plusieurs écosystèmes comme en ingénierie, en construction ou au sein de plusieurs municipalités. Ce qu’il entrevoyait à l’époque est devenu réalité et il se considère chanceux d’y contribuer encore, car il considère qu’il y a énormément de travail à faire.

« Il y a beaucoup d’entreprises qui, à cause de la pandémie, ont ou vont mettre sur pied un plan de transition numérique. Je crois que les gens seront très réceptifs à changer leurs méthodes de travail. »

Diriger une bande de curieux

Chez Notarius, Marc considère être entouré de personnes curieuses, des gens qui cherchent sans cesse à comprendre et à défricher de nouvelles façons de voir le monde. Pour lui, un des prérequis pour travailler dans l’entreprise, c’est de justement manifester une éternelle curiosité parce que les TI sont toujours appelées à évoluer.

Et diriger des curieux, ça implique de laisser libre cours à leurs idées. Comme VP, il accompagne plus son équipe qu’il ne la gère.

« Avec un bagage scout aussi prononcé, je me considère plus comme un facilitateur que comme un dirigeant qui fait tout. J’essaie de remettre les responsabilités aux gens et de les épauler dans l’exercice. Autant d’un point de vue de la gestion que du leadership, je m’attends à ce que mon équipe soit autonome et qu’elle soit curieuse autant que moi. Je demande un niveau élevé d’autonomie.”

Marc considère que la plus grande qualité de Notarius, c’est de pouvoir compter sur une structure légère où les employés peuvent se déployer à leur plein potentiel. Lui qui pourrait décider de joindre une grande entreprise avec un simple coup de fil demeure avec nous entre autres parce que le volet humain n’est pas enterré par une culture organisationnelle imposante.

« On a le luxe d’être d’une taille et d’avoir une culture collégiale et humaine. Une énorme boîte ne peut pas offrir ce genre d’entraide et cet esprit de cohésion. On a une qualité corporative qui est phénoménale.”

Il envisage d’ailleurs que cet esprit d’équipe aidera l’organisation à gérer la belle croissance qui s’annonce à court terme. Lui qui occupe des fonctions de VP depuis 15 ans considère d’ailleurs que son équipe actuelle en est une de rêve.

« Avec l’expérience, je peux dire qu’on est une des boîtes les plus humaines et flexibles à tous les niveaux. Je suis fier d’en faire partie. »

Une révolution qui s’annonce

Ferré de son expérience et motivé par les gens qui l’entourent, Marc considère que l’avenir de Notarius est brillant et que l’organisation grandit et continuera de grandir rapidement.

« On est en train de développer des outils et manières de faire pour arriver à soutenir une croissance importante et continue. Et quand ça va arriver, on va être prêts tous ensemble! »

Notre VP aux ventes et à la transformation numérique n’est pas à sa première prévision en carrière et comme il s’est rarement trompé, on attend ce qui s’en vient avec impatience. Rappelons-nous que lorsque le scout regarde le ciel et fait ses prémonitions, la troupe se prépare en conséquence.

« On est à l’aube d’une révolution numérique! »

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